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23 novembre 2009

Voici venir les temps de la Transition

« Au beau milieu des Etats-Unis, l’après-pétrole a commencé. Au pays de l’essence pas chère et de la négation du réchauffement, des groupes de citoyens se sont donné pour mission d’aider les communautés américaines à se préparer à la double échéance de la fin du pétrole et du changement climatique. Leur mouvement a un nom : la Transition. »

Aux États-Unis, la « Transition » prépare l’après-pétrole

Un mouvement qui fait partie du localisme :

« The Transition Movement is a vibrant, grassroots movement that seeks to build community resilience in the face of such challenges as peak oil, climate change and the economic crisis. It represents one of the most promising ways of engaging people in strengthening their communities against the effects of these challenges, resulting in a life that is more abundant, fulfilling, equitable and socially connected. »

Transition United States - About Us

Le wiki Transition Network fournit des ressources et des traductions détaillant le projet.

12 septembre 2009

Élévation du niveau de la mer

À quoi ressemblerait votre région avec une élévation de 7 mètres du niveau de la mer ? L’exemple de la Bretagne.

(via @ked_)

11 septembre 2009

La taxe carbone, une taxe pigouvienne

Je sors la tête de l’eau pour indiquer deux liens à propos de la taxe carbone. Le premier examine quatre paramètres :

  1. le degré de réaction des agents aux coûts de la fiscalité
  2. l’évaluation des coûts sociaux des externalités
  3. la réglementation
  4. les permis d’émissions négociables

« Quatre problématiques s’imposent : qui doit être taxer ? À quel moment taxer ? Quand réglementer ? Comment gérer les sommes fournies par les agents taxés ? La première problématique est extrêmement vaste et les prochains articles sauront mieux y répondre. On se contentera très rapidement de considérer, par exemple, que si l’élasticité de la demande de biens de consommation à l’offre est rigide, il faudra faire supporter le coût de la fiscalité à la demande. Les deux autres problématiques trouveront des réponses précises dans cet article. »

Fiscalité correctrice et taxe pigouvienne

Le second avance trois arguments en faveur de l’attribution d’un prix au carbone :

  1. c’est la manière la moins coûteuse de dépolluer
  2. elle incite à l’innovation
  3. elle permet de mener un débat public sur le changement climatique

« Les économistes sont généralement d’avis que le meilleur moyen de lutter contre une pollution, c’est de lui attribuer un prix. Il existe deux façons de faire cela : instituer une taxe carbone, c’est à dire fixer ce prix d’autorité, ou instituer un marché de droits à polluer, c’est à dire fixer d’autorité un volume d’émissions de gaz carbonique qui ne sera pas dépassé, laissant au marché le soin de fixer le prix du carbone. En situation de parfaite connaissance du coût de la baisse de la pollution et des dommages environnementaux associés, ces deux solutions sont identiques. Aussi, bien qu’ayant une légère préférence pour les permis, (encore que…) je considèrerai dans ce billet qu’une taxe carbone est identique en ceci qu’elle fixe un prix. »

Taxe carbone

3 septembre 2009

Des films pour la décroissance

« UTOPIMAGES est une association qui réalise des films pour la Décroissance, parce que… sur une planète finie, croissance infinie et « développement durable » sont impossibles, et, parce que la faiblesse de son audience est inversement proportionnelle à l’enjeu qu’elle représente. »

(via @Monolecte)

19 août 2009

De quoi la taxe carbone est-elle le nom ?

De l’expertocratie écologique.

« La prise en compte de contraintes écologiques par les États se traduira alors par des interdictions, réglementations administratives, taxations, subventions et pénalités. Elle aura donc pour effet de renforcer l’hétérorégulation du fonctionnement de la société. Ce fonctionnement devra devenir plus ou moins « éco-compatibles » indépendamment de l’intention propre des acteurs sociaux. Des « médias régulateurs » tels que le pouvoir administratif et le système des prix sont chargés de canaliser les comportements des consommateurs et les décisions des investisseurs vers un but qu’ils n’auront besoin ni d’approuver ni de comprendre pour le réaliser. Ils le réaliseront parce que l’administration aura su fonctionnaliser les motivations et les intérêts individuels en vue d’un résultat qui leur demeure étranger. L’hétérorégulation fiscale et monétaire a, selon ses partisans, l’avantage de conduire au but de l’éco-compatibilité sans que les mentalités, le système des valeurs, les motivations et les intérêts économiques des acteurs sociaux aient à changer. Au contraire, c’est en faisant fond, tout en les manipulant, sur ces motivations et ces intérêts, que le but sera atteint. Sa poursuite impliquera ainsi une extension de ce que Habermas a appelé la « colonisation du monde vécu », c’est-à-dire l’utilisation, par les gérants du système, de motivations individuelles existantes pour leur faire produire des résultats ne correspondant à aucune intention des individus. »

André Gorz, « L’écologie entre expertocratie et autolimitation » Actuel Marx, n° 12.

Attaché à ce billet, on trouvera le Rapport de la conférence des experts et de la table ronde sur la contribution Climat et Énergie issu de la conférence des experts sur la contribution Climat et Énergie.

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